Et si le masculin ne l’emportait plus sur le féminin? C’est en poursuivant cet objectif que Tristan Bartolini a créé la première typo inclusive.  

Etudiant à la HEAD (Haute école d’art et de design Genève), Tristan Bartolini a conçu, pour son projet de diplôme, un alphabet capable d’exprimer tout le spectre du genre.

Pour signifier graphiquement l’inclusivité, l’artiste a élaboré de nouveaux signes typographiques mêlant à la fois les terminaisons masculine et féminine. Les voyelles s’enlacent pour ne former qu’une, tout comme le « p » et le « m » de « père » et « mère ».

Au total, Tristan Bartolini a inventé plus de 40 caractères typographiques non genrés. Plus de tiret ou de point médian pour signifier l’inclusivité, mais des graphèmes uniques. « J’aimerais que ce projet ne soit qu’un début. Ce système de caractères peut s’adapter à d’autres polices d’écriture. Dès lors, ce serait bien que des typographes intègrent mes signes dans leurs propres créations. J’ai simplement créé un outil de communication. D’autres pourraient l’utiliser pour faire passer un message », raconte le jeune typographe à La Tribune de Genève.

Pour « L’inclusif-ve », Tristan Bartolini a reçu le Prix Art Humanité 2020. Ce prix, imaginé en 2015 par la Croix-Rouge de Genève, le Comité international de la Croix-Rouge et la HEAD, récompense depuis six éditions des projets qui conjuguent engagement humanitaire et élan artistique.

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