C’est recommandé… dès la 12e semaine!

Depuis le 14 septembre 2021, la Commission fédérale pour les vaccinations, l’OFSP et la Société suisse de Gynécologie et d’Obstétrique recommandent la vaccination de toutes les femmes enceintes à partir de la 12e semaine de grossesse ou qui allaitent.

La vaccination avant ou pendant la grossesse protège la femme et l’enfant à naître et est également recommandée dans d’autres pays (dont le Royaume-Uni, les États-Unis et la France).

Vous pouvez en discuter avec le Conseil en périnatalité de la Fondation PROFA, votre gynécologue ou votre sage-femme si vous le souhaitez, ou alors directement prendre rendez-vous dans un centre de vaccination. Une consultation et une ordonnance par le médecin ne sont plus nécessaires. Idéalement, la vaccination se fait pendant le 2e ou 3e trimestre, le 1er trimestre étant la période la plus sensible pour le développement des organes chez l’embryon. Cependant, une vaccination au 1er trimestre est possible si vous le désirez, comme cela se fait dans d’autres pays.

Pas de risques…

Pour la maman : plusieurs centaines de milliers de femmes enceintes ont reçu des doses de vaccins aux Etats-Unis et en Europe. A ce jour, aucun effet néfaste sur la grossesse, le développement embryonnaire/fœtal, la naissance ou le développement postnatal n’a été observé. Une fièvre de > 38°C survient chez environ 15% des personnes vaccinées. D’autres effets secondaires possibles, mais plus rares sont un gonflement ou une douleur au point d’injection, de la fatigue, des maux de tête et des douleurs musculaires ou articulaires. La plupart des symptômes disparaissent en 2 jours. Ces effets secondaires passagers connus ne sont pas plus fréquents chez les femmes enceintes que chez les personnes du même âge qui ne sont pas enceintes.

Pour le fœtus : les vaccins en général ne sont pas associés à un risque de malformation chez le fœtus. Les deux vaccins autorisés en Suisse à l’heure actuelle font partie des vaccins à ARN messager qui contiennent un matériel génétique qui code une protéine de surface du SARS-COV-2. L’ARN messager ne traverse pas le placenta et ne peut pas s’insérer dans l’ADN des cellules humaines, car il n’entre pas dans le noyau de nos cellules. Il n’y a donc pas de risque de modification génétique pour les personnes recevant le vaccin ainsi que pour leur fœtus. Aucune augmentation du risque de complication n’a été observée lorsque le vaccin est administré au 1er trimestre de la grossesse. Le vaccin n’induit pas d’infertilité féminine ou masculine.

… pour de nombreux avantages!

Après 2 doses du vaccin COVID-19 à 4 semaines d’intervalle, l’efficacité des vaccins autorisés en Suisse est estimée à 95% deux semaines après la 2e dose.

Le bénéfice d’une seule dose est nettement plus faible. Les études menées jusqu’à présent sur l’efficacité du vaccin chez les femmes enceintes montrent qu’elle est la même que pour la population générale du même âge. De plus, les anticorps produits par la maman vaccinée vont traverser eux le placenta et protéger l’enfant à la naissance. Ces anticorps vont également se retrouver dans le lait maternel. Les risques et effets secondaires du vaccin mentionnés ci-dessus doivent être mis dans la balance face aux risques d’évolution sévère pour la mère (5%) et son enfant en cas de COVID-19.

L’équipe du Conseil en périnatalité de PROFA est présente dans votre région pour vous accompagner… et tout aborder avant et après la naissance!