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Violence

Violence conjugale

Les violences sont illégales, y compris dans la sphère privée. Les personnes qui en sont victimes ont le droit d'être protégées par la justice et la communauté. La violence conjugale, le viol et l'inceste sont interdits et condamnés par la loi.

La violence conjugale : un phénomène répandu, qui touche particulièrement les femmes

En Suisse, les statistiques montrent qu'une femme sur cinq subit des violences physiques ou sexuelles de la part de son conjoint au cours de sa vie.

Le terme "violence conjugale" désigne la violence qui a lieu au sein d'un couple, marié ou non, hétéro- ou homosexuel. Elle peut commencer dès le début de la relation, se produire après plusieurs années ou même apparaître au moment de la séparation.

La violence conjugale n'est pas une simple dispute, elle atteint la personne dans son intégrité psychique, physique et/ou sexuelle, et s'accompagne généralement d'un sentiment de peur et de contrainte chez la victime. La violence conjugale peut prendre différentes formes qui, en général, se cumulent :

  • La violence psychologique: humiliations, chantages, harcèlement, menaces, etc.;
  • La violence verbale: insultes, moqueries, crises, etc.;
  • La violence économique: contrôle des dépenses, privation d’argent, etc.;
  • La violence physique: gifles, coups, étranglements, etc.;
  • La violence sexuelle: viol, contrainte à des actes sexuels non consentis, etc.

La violence au sein du couple peut se retrouver chez les deux partenaires, on parle alors de violence symétrique, ou seulement chez un des deux qui exerce sur l’autre une relation d’emprise dont la violence est une des manifestations. Si la violence psychologique est souvent minimisée, il est important de rappeler que les mots peuvent parfois être plus durs et plus destructeurs que les coups.

Les quatre phases de la violence conjugale : un cercle vicieux destructeur

1 Accumulation de la tension
2 Explosion de la violence
3 Déresponsabilisation et justification de l’auteur-e qui fait ses excuses
4 « Lune de miel », l’auteur-e fait des promesses, des cadeaux

Une fois l’épisode passé, il y a une période d’accalmie jusqu’à l’épisode suivant. C’est pourquoi on parle d’un cercle vicieux. Avec le temps, ces épisodes violents se rapprochent et les différentes formes de violence peuvent augmenter en fréquence et en intensité. Les conséquences physiques et psychologiques deviennent de plus en plus graves. Il est donc très important d'agir dès que possible pour y mettre un terme.

La difficulté de se reconnaître comme victime

La personne victime de violence conjugale ressent toutes sortes d’émotions : la peur, la honte, la solitude, la souffrance, la culpabilité, etc. Toutefois, chacun-e de nous a un seuil de tolérance différent face à la violence. Il peut être difficile de se reconnaître comme victime et de s’accepter comme telle. De nombreuses victimes minimisent ce qu’elles sont en train de vivre et ne demandent pas d’aide.

Vivre de la violence au sein d’une relation intime n’est pas comparable à une bagarre dans la rue entre deux inconnus. Les victimes sont souvent très ambivalentes face à l’auteur des violences qui se déresponsabilise et justifie ses actes comme une conséquence du comportement de la victime. Celle-ci va petit à petit croire en sa culpabilité et excuser les actes de son partenaire. Violence et sentiments amoureux peuvent coexister et provoquer des sentiments contradictoires chez les victimes. Elles ne tolèrent plus ces actes violents mais craignent, en même temps, les conséquences que pourrait avoir leur témoignage sur leur partenaire.

Parler ou se taire pour les enfants

La présence d’enfants au sein du couple peut amener la victime à se taire car elle craint de détruire la famille en parlant. Mais cela peut, au contraire, l’aider à réagir lorsqu’elle a peur que ses enfants subissent également de la violence. Rappelons que les enfants qui grandissent dans une famille où règne la violence en sont aussi victimes : il est du devoir des deux parents de les protéger.

On ne doit pas se taire parce qu’on a peur de perdre le permis de séjour

Les personnes qui ont obtenu un titre de séjour en Suisse pour regroupement familial et dont le mariage a duré moins de 3 ans, risquent de perdre leur permis de séjour si elles se séparent de leur conjoint. Ce n’est pas le cas des victimes de violence conjugale attestée par des preuves : certificats médicaux, rapports de police, attestation de centre d'accueil, etc… La violence conjugale est une cause de séparation et constitue une circonstance permettant de renouveler le permis de séjour. Dans de telles situations, il est recommandé aux victimes de s'adresser aux services spécialisés (voir ci-dessous).

Parler de la violence conjugale pour agir et se défendre

Si vous êtes victime de violence conjugale:

  • Ne vous enfermez pas dans le silence et parlez-en dans votre entourage à des personnes de confiance;
  • Adressez-vous le plus vite possible à un service d'aide qui pourra vous soutenir et vous informer de vos droits;
  • Notez les numéros d'urgence (police 117, ambulance 144, feu 118) et les adresses des services d'aide notés ci-dessous;
  • Préparez-vous à un possible départ en réunissant des affaires personnelles, les papiers importants, et de l'argent;
  • Informez vos enfants de la situation et des conduites à tenir en cas de violence;
  • Rendez-vous très vite chez un-e médecin ou un service d'urgence en cas d'actes de violence physique ou sexuelle, pour recevoir les soins appropriés et faire établir un constat médical.

La violence conjugale est l’affaire de tous

La violence est grave, elle est interdite par la loi. Quelles que soient les raisons invoquées, la violence est inexcusable.

Dans le cas de violence conjugale, le soutien de l'entourage est primordial. Si vous faites partie de la famille, si vous êtes un ou une ami-e, un ou une voisin-e , il est important :

  • d’écouter la personne sans la juger;
  • d’oser poser des questions;
  • de condamner clairement la violence,
  • de respecter le libre arbitre de la victime en se rappelant qu'elle fait de son mieux pour survivre dans un environnement hostile ;
  • de soutenir la personne dans ses démarches en respectant son rythme.

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